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Articles de septembre 2003 à novembre 2003
29 novembre 2003 Rémy Droz
Erreurs, mensonges, approximations et autres vérités

Ce texte a été publié sous le même titre en 1983 dans le numéro 7-8 d'une revue qui s'appelait « Le Genre Humain » (Editions complexe ; pp. 129 – 145) et consacré au beau thème de « La Vérité »
Contrairement à ce qu'on aurait pu craindre ou espérer selon les cas et les positions qu'on a à défendre, à mon avis, la réalité a peu changé en vingt ans : il me semble que ce soit bien le destin de la psychologie de se trouver constamment là où les choses coincent et font mal, si et quand on y fourre ses doigts.
Avec quelques autres, ce texte réfléchit une phase importante de ma vie. C'est une phase de contestation (scientifique !) et de révolte (idem !). Bref de midlife crisis professionnelle, où le côté acéré de ma plume et l'acidité de mon encre me permettaient de distribuer des coups de pieds à droite et à gauche (je vous concède que l'image n'est pas terrible, mais à mon âge, on fait ce qu'on peut). Le vieillissement aidant, je suis désolé de devoir admettre que mes humeurs n'ont pas changé, mais j'ai appris à la boucler grâce à une aphasie occasionnelle, mais bienvenue.



22 novembre 2003 Michel Cornu et François Félix
Métamorphoses de Goethe (Etude critique)

Ce texte a d'abord paru en 1999 dans la Revue de théologie et de philosophie (N° 131, 4, pp. 411-42), à l'occasion de la parution de deux ouvrages en français consacrés à la pensée de Goethe. L'actualité de ces ouvrages et le sérieux des réflexions qu'ils soulèvent n'ont pas varié d'un pouce, et nous ont amenés à mettre cet article en ligne sur le site Contrepoint philosophique. Il y a, croyons-nous en effet, une urgence à penser à partir de certaines pistes ouvertes par Goethe, qui nous paraissent à même de baliser une autre voie, tant philosophique qu'épistémologique (et peut-être extensible ailleurs encore), que celle que notre modernité emprunte les yeux de plus en plus fermés.



9 novembre 2003 Denis Müller
Euthanasie : une éthique de la transgression


L'auteur part des développements récents de la question de l'euthanasie active directe dans le monde francophone. Puis il émet quelques clarifications conceptuelles au sujet des notions de légalisation et de dépénalisation. Il aborde finalement le thème de la transgression, qu'on oppose souvent à l'idée de l'éthique chrétienne. Or la transgression, comme exception à la règle, représente une expression à la fois forte et plausible du courage et de la véracité ; il est ainsi présupposé que l'appel à ces deux valeurs éthiques peut se réclamer à bien des titres de l'esprit de l'Evangile.



2 novembre 2003 Bernard Baertschi
L'intelligence pratique en action : La casuistique

Depuis que l'éthique est redevenue pratique, grâce en particulier au développement de la bioéthique, elle est à nouveau confrontée avec ce que la tradition appelait les «cas de conscience». La question qui se pose alors est de savoir quelle méthode est appropriée pour en venir à bout. On a d'abord pensé qu'un modèle déductif, partant de principes et examinant comment les appliquer, ferait l'affaire. Malheureusement, ce n'est pas vraiment le cas et, de plus en plus, des méthodes inductives rappelant la casuistique de la scolastique tardive refont surface, nonobstant la condamnation jusqu'ici sans appel qu'en avait fait Pascal. Dans cette étude, je me propose de décrire et de défendre cette approche, qui me paraît la seule adéquate pour une intelligence réellement pratique.



26 octobre 2003
Hugues Poltier
La justice peut-elle naître du contrat social ?

2ème partie



19 octobre 2003
Hugues Poltier
La justice peut-elle naître du contrat social ?

1ère partie

Le contractualisme entretient un rapport étroit avec la modernité. L'idée que les principes réglant la coexistence devraient être l'objet d'un accord de tous ceux auxquels ils s'appliquent semble en effet tout naturellement s'accorder avec la représentation de l'individu moderne comme libre et égal. Celui-ci ne pourrait en effet se concevoir comme libre qu'à la condition d'obéir à des règles auxquelles il a donné son consentement volontaire. Et il ne pourrait se comprendre comme l'égal de ses concitoyens que s'il est en position de discuter et de refuser réellement les lois les plus fondamentales de la communauté politique. Lorsqu'elle prend la forme d'une réflexion sur les fondements de l'ordre collectif, la pensée politique incline ainsi volontiers vers l'élaboration d'un contrat social comme source ultime des règles et de l'obligation d'y obéir.



4 octobre 2003
Michel Cornu
La dette et le don

2ème partie



27 septembre 2003
Michel Cornu
La dette et le don

1ère partie

La dette et le don a d'abord paru dans le Bulletin du Centre protestant d'études, Genève, juin 2001, N°3.
Nous extrayons les passages suivants de l'Avant-Propos de Marc Faessler:
"Une belle méditation philosophique est une chose rare et précieuse. Celle que nous offre Michel Cornu élargit notre horizon existentiel et ouvre notre pensée à l'implicite d'où nous surgissons à la vie. [...]
En éclairant la dette telle une catégorie universelle constitutive de notre exister et en la liant à celle du don, Michel Cornu rompt d'emblée avec tout un pan de la modernité, qui voit dans l'autonomie du cogito, la souveraineté de la volonté ou l'affirmation d'une liberté créatrice, l'idéal d'une réalisation de soi émancipée -au cœur de l'être- de tout ancrage trop encombrant dans la finitude.[...]
[...]
La dette et le don creusent la sagesse d'un chemin vers l'autre, et non seulement vers l'être. C'est un chemin qui refuse un oubli de la dette où le sujet s'illusionne de son autonomie. C'est un chemin qui repousse un oubli du don où le sujet s'aliène dans le remords de la culpabilité. C'est donc un chemin qui intègre l'énigme de l'inévitable souffrance qu'implique la finitude de l`être-en -dette et qui se questionne sur l'«Autre» dont, ultimément, il se reçoit dans l'être.



21 septembre 2003
Alexis Malalan
La musique et l'irréductible : un point de vue phénoménologique.

2ème partie



14 septembre 2003
Alexis Malalan
La musique et l'irréductible : un point de vue phénoménologique.

1ère partie

Révélatrice d'une certaine irréductibilité, la musique peut-elle faire l'objet d'une phénoménologie, entendue à partir d'une conscience transcendantale ? Pour répondre à cette question, nous n'avons que peu d'écrits à notre disposition. C'est pourquoi les thèses de Roman Ingarden, élève polonais de Husserl, nous interpellent : auteur d'un essai sur l'ontologie de l'?uvre musicale, il est en effet l'un des rares phénoménologues à s'être intéressé de près à la musique. Et ce qu'il nous révèle dans son essai est tout à fait déterminant, puisqu'il en vient à refuser à la conscience ce pouvoir de constitution absolu qu'elle acquiert dans certains écrits de Husserl - répondant par là clairement à la question que nous avions formulée. La musique serait-elle donc si subversive, au point de poser elle-même des limites à la conscience ? Nous verrons que, pour Ingarden, s'il existe bien des limites, celles-ci sont plutôt à chercher en marge du phénomène musical.



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