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| Articles 2008 | |||
| 21 décembre 2008 | François Chirpaz Métaphore, chemin de pensée Toute interrogation relative au langage, est susceptible d’entrées multiples, selon que l’on met l’accent sur les procédés de la langue ou bien sur le mouvement de la pensée qui, par eux, exprime son rapport à la vie. C’est cette seconde voie que je choisirais, ici, de privilégier, la façon dont l’existence s’installe dans l’univers des mots et, par là, habite sa propre vie, dans le tissu de ses relations aux autres et au monde. Cette même vie, l’être humain ne peut la vivre qu’en lui donnant forme de mots et donc qu’en s’appropriant ceux qu’il hérite de la langue dans laquelle il est né. En ce sens, parler est, tout à la fois, s’insérer dans la communauté des autres, s’y faire une place et tenter de déchiffrer celui qu’il est et s’efforce à être. |
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| 17 novembre 2008 | Claude Calame Contrat d’intégration et hiérarchies culturelles Respecter les lois et les valeurs fondamentales de la République, suivre la formation civique pour les nouveaux arrivants, tels sont les engagements que doit prendre tout nouveau résident en puissance sur le territoire français, contraint depuis le 1er janvier 2007 de signer le « contrat d’accueil et d’intégration ». En effet précise le préambule du contrat lui-même « choisir de vivre en France, c’est avoir la volonté de s’intégrer à la société française et d’accepter les valeurs fondamentales de la République ». Fondé sur « une relation de confiance et d’obligation réciproque », le texte auquel doit souscrire tout nouvel arrivant est conçu en termes de droits et de devoirs partagés : aux engagements d’intégration pris par l’immigré selon les deux principes énoncés répondent les engagements de l’Etat qui assure une certain nombre de « prestations ». À la réunion d’accueil collectif, à la visite médicale et à l’entretien individuel pour tester les connaissances de français s’ajoutent une éventuelle formation linguistique, des séances d’information aux service publics (notamment concernant l’emploi) et une journée de « formation civique » censée présenter « les droits fondamentaux et les grands principes et valeurs de la République, ainsi que les institutions de la France » |
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| 9 octobre 2008 | Georges Corm Pluralisme et communautarisme dans la citoyenneté moderne : remarques méthodologiques Introduction : l’effritement de la notion de citoyenneté La notion de citoyenneté moderne peut être considérée comme la grande conquête des sociétés humaines. En effet, à la différence de la notion grecque de citoyenneté qui avait un caractère restreint à une catégorie de la population de la cité, la notion moderne est englobante. C’est sous l’influence de la philosophie libérale anglaise (Locke et Hume), des Lumières européennes et des grands principes de la Révolution française qu’elle a finalement permis l’intégration de tous les membres d’une société dans un même corps politique sans exclusion aucune du fait de la race, de la religion, du sexe ou de l’appartenance ethnique et familiale... |
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| 28 septembre 2008 | Véronique Hervouët Quand le néolibéralisme se révolte contre l'injustice... biologique Nous entrons dans un mouvement d'accélération du marché de l'humain. Les campagnes publicitaires et médiatiques se multiplient pour constituer les stocks d'organes nécessaires au marché de la greffe dont l'expansion est bloquée par l'écart entre l'offre et la demande... |
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| 6 septembre 2008 | François Chirpaz La spiritualité implique-t-elle nécessairement référence à Dieu ? Pour quiconque est né en un lieu imprégné d’une tradition chrétienne et s’y reconnaît, la réponse va de soi. Vivre sa propre vie est inséparable de sa croyance en Dieu et cette croyance est invite à une conduite spirituelle qui ne se laisse pas accaparer par les seules tâches et occupations, mais conserve le souci du sens même de ce temps que nous avons à vivre. Non pas seulement subsister au jour le jour, mais s’attacher à mettre une unité en cette vie même. Ce que nous désignons comme spiritualité n’étant rien d’autre que l’expression de ce double souci du sens et de l’unité pour conduire, d’une manière personnelle, sa propre vie. Dès lors, se rapporter à Dieu relève de la croyance ordinaire communément admise. |
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| 25 mai 2008 | Jean-Pierre Fragnière Mon utopie : la nostalgie Des étudiants sages À la mi-temps des années soixante, nous étions des étudiants sages, en particulier ceux qui déambulaient sur les hauteurs des méandres de la Sarine (Fribourg, en Suisse). Encadrés par les casquettes, oripeaux bigarrés qui nous signalaient les clubs dont se réclamaient nos camarades d’étude. Chacun à sa place et le « Stamm » pour partager la bière et rêver des carrières, sous la houlette de quelques aînés, gardiens des identités et, surtout, porteurs de promesses concrètes. Là germaient les futurs présidents, maires ou syndics et la fine fleur des officiers (d’une casquette à l’autre…). |
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| 4 mai 2008 | Christophe Gallaz Le people et l'ADN Etonnant dispositif à l’oeuvre dans les sociétés humaines actuelles. Rarement perçu comme tel, parce qu’il est fondé sur deux éléments distincts en apparence. D’une part, l’industrie devenue dominante du «people» dans la presse écrite et télévisée. D’autre part, l’instauration progressive du contrôle ADN par les pouvoirs économique et politique. |
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| 17 avril 2008 | Gérald Berthoud La globalisation : entre économisme et moralisme Depuis plus d’une décennie, la planète est devenue l’objet de discussion san fins, de débats passionnés, mais aussi d’espoirs peu fondés et de croyances illusoires. Dans les milieux économiques, académiques et chez les militants « altermondialistes », beaucoup pensent que toutes les frontières n’ont plus de raison d’être, tout particulièrement les frontières politiques. Ils en arrivent ainsi à défendre l’idée d’une nouvelle ère dite globale. Très vite, cette vision du monde s’est diffusée dans les media, au point de devenir un lieu commun pour l’opinion publique. |
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| 16 mars 2008 | Raymond Court Qu'est-ce que les Lumières ? Le débat sur les Lumière, souvent passionné, gagnerait sans doute en clarté et sérénité si l’on portait davantage attention aux contextes nationaux, bien différents en France, Angleterre, Amérique et Allemagne, dans lesquels est apparu puis s’est développé ce grand élan en faveur de la raison. Ainsi la conception de l’Aufklärung défendue par Kant peut être qualifiée de « critique » par rapport à une orthodoxie des Lumière, souvent française, généralement dogmatique à l’égard du christianisme. Cette référence au facteur religieux, loin d’être secondaire, apparaît au contraire décisive au point de vue politique, notamment quant à la manière de comprendre la démocratie. A cet égard Rousseau a radicalisé le débat sur les Lumières et la réflexion magistrale de Kant sur ce dernier est particulièrement riche de signification pour penser le destin de l’Europe depuis la Révolution française. Et il importe de souligner la poursuite de ce débat chez des penseurs français défenseurs du libéralisme politique comme Chateaubriand, Tocqueville et B.Constant |
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| 29 février 2008 | Claude Calame L'individu, le régime néo-libéral et les droits de l'homme Propriété privée, sphère privée, société privée, secteur privé : issu du libéralisme du siècle des Lumières, le régime idéologique dominant a restreint la définition de l’individu au seul domaine du privé. Voiture individuelle contre transports publics, assurance privée contre sécurité sociale, salaire au mérite contre classes salariales, l’individu ne pourrait exercer la liberté qui le fonde en tant que tel que s’il est affranchi des contraintes du secteur public... |
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| 29 février 2008 | Bibliothèque Nous vous signalons deux nouveaux ouvrages de Philippe Grosos et François Félix aux Editions L'Age d'Homme |
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| 4 février 2008 | Réaction d'Alain Moreau au texte de Christophe Gallaz : "Terrorisme, arme de pouvoir", paru sur Contrepoint le 1er février 2008 |
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| 1 février 2008 | Christophe Gallaz Terrorisme, arme de pouvoir Les pratiques terroristes deviennent consubstantielles à notre monde globalisé. Les conducteurs de voitures piégées et les poseurs de bombes, en excellent virus impossible à détruire, ressurgissent en un point de la planète à peine se sont-ils fait exploser en un autre, au gré d'un processus qui paraît sans terme à ce stade. |
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