Rechercher un mot, un auteur, un article dans le site.

A propos de Contrepoint Philosophique

Vous souhaitez être informé(e) de la parution d'un nouvel article dans
Contrepoint philosophique ?
En savoir plus...



2010
7 septembre 2010 Sylvie Bonzon
Kierkegaard et la littérature : aux trousses d'un chat fugueur.

" C'est vrai, ce projet de biographie, ce n'était peut-être pas une bonne idée. " p.13

Ce qui est perdu entraîne d'emblée son lecteur dans un monde kierkegaardien; non seulement la biographie en question est celle de Kierkegaard, mais le projet lui-même est un chef- d'œuvre de "communication indirecte"…inaboutie: " je voulais te parler " ( ibid.). Et plus il avance dans sa lecture, plus le lecteur peut apercevoir – et souvent, sans doute, rater – des signes, des marques imprimés par le penseur danois dans le discours de son pseudo – biographe. Il serait un peu vain de les vouloir tous recenser, classer et confronter à leur source. Surtout, ce serait inadapté au ton de ce bref roman, à son ironie, à son humour, à la cocasserie de tel ou tel épisode, à la singularité des figures qui y foisonnent… bref, inadapté au " climat " kierkegaardien dont il nous imprègne peu à peu :



3 août 2010 Jean-Gobert Tanoh
Côte d'Ivoire : l'épreuve du concept

Le 7 décembre 1993 est annoncée la mort du premier président de la Côte d’Ivoire : Félix HOUPHOUET-BOIGNY. La constitution ivoirienne, en pareil cas et en son article 11, donnait possibilité au président de l’assemblée nationale d’achever le mandat en cours. Et c’est ainsi que Henri Konan BEDIE accéda au pouvoir d’Etat. Cette disposition constitutionnelle, fortement contestée, parce que perçue par beaucoup en Côte d’Ivoire comme discriminatoire (maintien du groupe ethnique Akan au pouvoir), est  a priori la cause historique du drame ivoirien. Les contestations, parfois violentes, du pouvoir Bédié conduisent fatalement au coup d’Etat du 24 Décembre 1999. Dès lors s’installe sérieusement en Côte d’Ivoire une instabilité sociale et politique (plusieurs tentatives de coups d’Etat) qui malheureusement aboutit à la rébellion du 19 Septembre 2002.



3 août 2010 Hugues Poltier
Contre-humorale à Michel Cornu
La Suisse est enterrée dans le cimetière du capitalisme


Peut-être les choses sont-elles bien plus graves que ne semble le croire Michel Cornu … et peut-être aussi que cela ne date pas d’hier, décidément.
Peut-être nous sommes-nous raconté des histoires en pensant que la démocratie était un système politique dans lequel la volonté de ses membres constituait l’ultime souverain.
Peut-être nous sommes-nous dessinés de jolis châteaux de sable en Espagne lorsque nous nous chantions les récits héroïques de notre démocratie fondée sur la dignité humaine et morale de chacun-e d’entre nous ; ces fariboles étaient tellement belles ! Nous prenions plaisir à les chanter, ensemble, autour du feu du 1er août qu’avaient diligemment préparé, sous la direction de nos autorités ventrues et vineuses, les mains grasses de nos saisonniers.



20 juin 2010 Michel Cornu
La Suisse est enterrée dans le cimetière du capitalisme


L’UBS veut jouer dans la cour des grandes banques. Elle devient un des plus importants établissements financiers des USA. Elle y mène des activités dont, sans doute, tout professionnel, Directeur général de la banque en son siège suisse notamment, peut connaître les arcanes.



30 mai 2010 Véronique Hervouët
Vous avez dit "vulgaire" ?

« Téléréalité », magazines « people », émissions « trash », étalage de l´intimité sur la scène publique, banalisation de l´obscénité et du vocabulaire ordurier jusqu’au plus haut niveau de la représentation politique... C’est au cours des quarante dernières années que s’est accomplie cette submersion de la scène et du discours publics par la vulgarité. En tel contexte, quel sens pouvons-nous donner à ce terme aujourd’hui et, par delà, à cette fuite en avant ?



30 mai 2010 Une nouvelle publication aux éditions "L'Harmattan"

Edouard de Perrot
Cent milliards de neurones en quête d'auteur
Aux origines de la pensée


Prolongeant son Abrégé de psychologie buissonnière qui aborde le problème de l’articulation entre corps et esprit, l’auteur approfondit ce thème récurrent en s’interrogeant sur les incertitudes qui demeurent dans la compréhension de leurs rapports et en les explorant. Le débat qui persiste entre ces deux entités se stérilise bien souvent dans un combat inégal en raison de leur hétérogénéité non reconnue. Freud, Bergson, Ricœur, Merleau-Ponty, Staune, mais aussi Jacques Monod, Changeux, Rosenfield, Kandel, Edelmann ont abordé ce problème, de façon très diverse.



30 mai 2010 Une nouvelle publication aux éditions "L'Age d'Homme"

Bernard Andrieu
Le monde corporel
De la constitution interactive du soi

Voici un ouvrage à la pointe de la recherche menée actuellement entre la phénoménologie, la neurologie et la neuro-psychiatrie, sur la question de la corporéité et du cerveau. Connaisseur aussi bien de la tradition philosophique européenne que des différents courants de la Philosophy of Mind anglo-saxonne, auteur de nombreux livres, Bernard Andrieu (Université Nancy 2) livre avec ces pages son ouvrage le plus abouti en même temps que le plus synthétique de l'ensemble de ses travaux.



21 mars 2010 François Chirpaz
Hume et le procès de la métaphysique

« Il importe à la pensée de savoir si elle se dupe elle-même en imprimant à sa démarche une orientation métaphysique ou bien si, ce faisant, elle réalise sa possibilité propre, accédant à la vérité de son être et de sa destination. »Cette phrase qui ouvre l’ouvrage que j’ai publié sous ce titre indique d’emblée le centre du propos : une interrogation au sujet de la validité de la prétention de la raison à penser et à connaître l’homme dans le monde et dans la vie, en se rapportant à un horizon de transcendance. Une interrogation sur la métaphysique et sa validité, conduite à partir de la critique que Hume en fait tout au long de son œuvre, depuis le Traité de la nature humaine, jusqu’aux Dialogues sur la religion naturelle.



21 février 2010 Jean-Gobert Tanoh
De la vérité vivante du concept de développement (Conférence de Taipei)

La présente rencontre témoigne, chers hôtes, de l’attention nécessaire que vous accordez à l’Afrique dont l’image d’une humanité reluisante reste à construire. L’Afrique, riche naturellement, est malheureusement le continent de l’épouvantable misère humaine, où la majorité des personnes  se trouve dans des conditions infrahumaines.
Que le thème central de cette rencontre  porte sur le développement durable est la preuve que, au-delà des perspectives économiques, ce qui vous préoccupe c'est l’humain comme expression du sens de l’être de l’homme et de sa dignité.



21 février 2010 Christophe Gallaz
Quand les animaux sauvages auront fini de disparaître à la surface de la planète

Animaux sauvages, quelques chiffres. Plus de 16'000 espèces animales sont menacées de disparition à court et moyen terme. L'ours polaire, l'hippopotame et maintes gazelles sont condamnés. Un amphibien sur trois, un oiseau sur huit et un mammifère sur quatre sont menacés d’extinction.



6 février 2010 Pierre-Marie Pouget
L'itinéraire philosophique de Ferdinand Gonseth

La vie et l’œuvre de Ferdinand Gonseth s’entrelacent en un itinéraire philosophique, dont les étapes nous découvrent les questions auxquelles le philosophe a été confronté et dans quelle perspective, il les a abordées.



6 février 2010 Michel Cornu
Détournement


Je pense que la grande illusion tragique de la modernité a été de croire à la possibilité d’une autonomie, c’est-à-dire de se donner, en tant qu’être rationnel, soi-même et à soi-même sa propre loi.



23 janvier 2010 Pierre Yves Lador
Ce qui est sans forme se camoufle pour se révéler ou se révèle pour se camoufler...

Ce qui donne forme aux formes ne peut être énoncé, ce qui peut être énoncé n’est pas lui. Ce qui donne forme aux formes n’a pas de forme.



23 janvier 2010 Christophe Gallaz
Monsieur de Vasella

La crise financière en cours éclaire beaucoup de processus sociétaux discrets. Au moins deux d’entre eux sont perceptibles aujourd’hui. Le premier? C’est le brouillage, en voie d’achèvement, de tous les repères qui nous avaient permis jusqu’ici de distinguer le réel de l’irréel. Le second? C’est le rétablissement, à la faveur de ce brouillage-là, d’une nouvelle aristocratie ne cessant plus de justifier ses privilèges.



2 janvier 2010 Claude Calame
Le Président de la Confédération suisse,les droits de la personne et l’Etat de droit
(Lettre ouverte)


Que vous ayez tenté, Monsieur le Président de la Confédération, de vous concilier les grâces d’un tyran présomptueux et cynique, et de quelques membres peu recommandables de sa richissime famille, n’étonnera personne. Quelles qu’en soient les humiliantes et désastreuses conséquences, votre démarche s’inscrit en somme dans la politique générale de la Confédération et singulièrement dans celle de votre département...



2 janvier 2010 Claude Calame
Destruction des jungles de Calais : Une entreprise de salut public et humanitaire ?


« L’opération de démantèlement de la “jungle“, réalisée le 22 septembre, fut un succès : l’objectif, qui était de détruire un campement insalubre et une plaque tournante des filières clandestines à destination de l’Angleterre, est atteint. La zone a été rendue à son état naturel, et deviendra une zone de développement économique ». La destruction policière des abris de fortune érigés sur la côte française de la Manche par les milliers de migrants tentant de rejoindre la Grande Bretagne est donc une oeuvre de salut public : sanitaire, humanitaire, écologique avec, comme perspective lumineuse, le but ultime de tout régime néo-libéral – l’épanouissement de l’économie. Sans doute est-ce ainsi qu’Eric Besson entend réaliser l’intitulé de son Ministère : «immigration, intégration, identité nationale et développement solidaire».



2009
1 novembre 2009 Jean-Gobert Tanoh
L'exigence d'une lecture substantielle de soi

Nul doute que la première expérience qui s’offre à l’homme, dès qu’il prend conscience de lui-même et du monde, est bien la diversité plurielle des choses et des êtres humains. L’homme ne manque pas de noter, dans l’écoulement continu du temps, la persistance de cette variance quand il se rapporte aux choses et à la communauté humaine.



18 octobre 2009 François Chirpaz
L'esprit tragique

Comment accéder à la sagesse qui permet à chacun de prendre une juste mesure de son destin et d’habiter sa vie d’une manière relativement sereine car lui reconnaissant du sens sans avoir jamais été confronté à l’épreuve qui le met en face de la fragilité de cette même vie qu’un rien peut briser ou en entraver le cours ?



20 septembre 2009 Jean-Pierre Fragnière
La tyrannie de la performance

Nous le savons bien, le burn-out ne tombe pas du ciel, il s'inscrit dans un mécanisme redoutable, parfois prévisible, souvent apparemment totalement inattendu. L’heure n’est pas à cultiver le regard morose, pessimiste ou obsessionnellement critique. Cependant, il peut être utile ou en tout cas fécond de ne pas se voiler la face. Ne dit-on pas : un homme averti en vaut deux ?



13 septembre 2009 Gérald Berthoud
Avenir radieux ou autodestruction ?

Selon un point de vue largement partagé, le monde actuel est dans une situation de crise généralisée. En particulier, individus et collectivités sont profondément affectés dans leurs manières de penser, de faire et d’agir. De multiples mouvements génèrent des tensions constantes. Tels sont les replis identitaires, à la fois religieux et propres aux particularismes culturels, les revendications nationales et les forces globalisantes, mais discriminantes des domaines scientifique, technique et économique. Ce temps d’incertitudes est encore celui de plusieurs fractures, celles du genre, des générations, ou encore des classes sociales. Tout semble confirmer, à l’échelle planétaire, la violence que constitue l’écart grandissant entre un enrichissement sans borne et un appauvrissement avilissant. Partout s’affichent, avec plus ou moins de force, l’instabilité des sociétés et la fragilité des individus. Autant de phénomènes qui se mondialisent et qui entraînent à proprement parler une dissolution des rapports sociaux à tous les niveaux et simultanément des formes exacerbées d’individualisme.



4 juillet 2009 Michel Cornu
La musique et/est le temps

Les philosophes, pour la grande majorité d'entre eux, ont surtout été intéressés, pour ne pas dire fascinés, par ce qui se laisse voir, par la représentation, par le concept, en allemand, "Begriff", de "greifen", saisir. Or la musique ne donne rien à voir, elle résiste au concept. Elle n'est pas de l'ordre du phénomène, mais de l'événement, c'est-à-dire de ce qui surgit de l'extérieur et vient à nous dans son unicité et dans l'unicité de l'instant. Pas de l'ordre de la connaissance, mais de la conscience qui précède la connaissance.



21 juin 2009 Georges Corm
L'altérité : connais pas !

Nous sommes obnubilés, au Liban comme dans le monde, par le problème, sinon le danger, que présentent diverses formes d’altérités que nous qualifions arbitrairement de radicales, d’exotiques, d’inquiétantes et d’imprévisibles. Les concepts d’altérité et d’ethnicité sont à la mode en ces temps d’obscurantisme fondamentaliste dans l’affirmation théâtrale de l’identité que produit la globalisation du monde.



17 mai 2009 Pierre-Marie Pouget
Caractères fondamentaux de la coévolution des techniques et de l’homme

Je me propose de brosser un tableau sommaire de la coévolution des techniques et de l’homme, pour en dégager des caractères fondamentaux. Mon exposé s’appuie sur les vues d’André Leroi-Gourhan et de tous ceux qui dénoncent la dichotomie du geste et de la parole, de la main et de la pensée.



17 mai 2009

L'OrPhi a le plaisir de vous inviter à une conférence-rencontre
en compagnie de François Félix

La philosophie et le terrible, figures du sublime



François Félix, la philosophie et le terrible, figures du sublime


Mercredi 27 mai 2009
à 20h au Théâtre du Lapin Vert (sous le bar du même nom), Société de Belles-Lettres, Lausanne



10 mai 2009 Jean-Pierre Kouakou Bah
Culture et santé en Côte d'Ivoire : analyse transculturelle des objets de santé infantile liés à la maladie de l'oliseau

Dans la puériculture traditionnelle ivoirienne, la maladie de l’oiseau est une crise convulsive qui survient généralement chez les enfants de moins d’un an. L’étiologie de cette maladie fait l’objet de diverses interprétations communautaires. Celles-ci sont d’ordre ornithologique (liées à des espèces d’oiseau), alimentaire (liées à la consommation d’aliments interdits) ou se rapportant au climat (la pluie).

Les communautés observées à travers les quatre grands groupes ethniques ivoiriens montrent également l’utilisation de divers objets confectionnés par les tradithérapeutes pour prévenir ou traiter cette maladie. L’analyse transculturelle des objets infantiles a permis d’établir la spécificité de chaque aire culturelle à partir de leur composition, leur fonction et le mode d’utilisation.

Cette réalité culturelle a conduit à une réflexion épistémologique sur la santé publique et l’anthropologie médicale. Celle-ci fait état d’une part de la prise en compte des savoirs locaux dans les programmes de développement sanitaire. D’autre part, pour y parvenir, l’anthropologie médicale doit révéler à la santé publique la dimension socioculturelle de la maladie. Pour atteindre l’objectif d’un programme efficient à la promotion de la santé des populations, les deux disciplines doivent collaborer.



30 avril 2009 François Chirpaz
Utopie, part du rêve

Toute action relève, au même titre que le travail, d’une technique, adaptation de moyens à la fin envisagée. Une technique évidemment variable selon les domaines de sa mise en œuvre, mais impliquant toujours choix des moyens et leur ajustement à la fin à réaliser. Pourtant, dans le domaine social ou politique, le choix des moyens n’est jamais simplement technique car agir dans la communauté et sur des hommes est toujours, à quelque degré, en rapport avec la morale. Dès lors qu’il y a rapport à des hommes, en effet, on ne peut faire l’économie de la morale.



30 avril 2009 Une nouvelle publication de Bernard Baertschi
La neuroéthique
Ce que les neurosciences font à nos conceptions morales






Depuis quelques décennies, les progrès de l’imagerie cérébrale (scanners et résonance magnétique) ont permis un développement sans précédent de notre connaissance du cerveau. Comme souvent – pensons au génie génétique –, les avancées scientifiques et les applications qu’elles rendent possibles soulèvent des questions éthiques fondamentales. Leur enjeu apparaît ici d’autant plus décisif qu’elles concernent un organe qui symbolise pour beaucoup la personne elle-même : mieux connaître le cerveau, c’est mieux nous connaître ; et agir sur lui, c’est agir sur notre identité. Jusqu’où pouvons-nous et devons-nous aller ? Au-delà des problématiques proprement éthiques, le domaine de la neuroéthique s’étend à des questions philosophiques fondatrices, que les neurosciences renouvellent en profondeur : la nature de l’être humain, les rapports de l’âme et du corps, le libre arbitre ou l’identité personnelle. Cet ouvrage est principalement consacré à quatre de ces questions : le rôle, classiquement dévalorisé par les philosophes, des émotions dans nos décisions morales ; la place de la responsabilité et de la liberté individuelle à l’épreuve du déterminisme cérébral ; l’observation des états mentaux à travers la neuro-imagerie qui réactive un vieux rêve, lire dans l’esprit ; et enfin l’amélioration des capacités humaines que promettent les médicaments du cerveau. En soumettant les neurosciences à l’examen philosophique et, réciproquement, en étudiant en quoi leurs avancées nous obligent à repenser nos conceptions morales, cette réflexion solidement argumentée évite à la fois un refus de principe et un enthousiasme naïf.



18 avril 2009 Christophe Gallaz
Théâtre de la gratuité, mort du don

Jamais ne se sont autant confondus le spectacle de la gratuité comme artifice commercial, et la réalité du quant-à-soi guerrier et de l’exclusion pratique. Une vraie machine à scier les têtes.



8 avril 2009 Lucien Oulahbib
Idéologie et terreur - A propos d'Hannah Arendt

Qu’aurait écrit Hannah Arendt aujourd’hui sur le totalitarisme ?



21 mars 2009 Raymond Court
L'essence du cinéma à la lumière de la philosophie bergsonienne

Le grand mérite du double livre de Gilles Deleuze sur le cinéma (Tome I : L’image- mouvement et Tome II : L’image-temps), outre son intérêt de commentaire du texte bergsonien lui-même, est sa profondeur de vue sur le septième art. Preuve éclatante, s’il était nécessaire, que la référence pertinente à une grande philosophie constitue un apport tout à fait majeur pour l’approche du champ esthétique. Ainsi le livre de Deleuze expose toute la richesse de cette dialectique d’éclairage réciproque entre l’art du cinéma et la profondeur de la pensée bergsonienne.



8 mars 2009 Jürgen Brankel
Théorie et pratique chez Auguste Comte

La théorie comtienne n’est pas un pragmatisme ; car elle manque d’une élaboration spécifique de l’agir. En effet, Comte attribue au travailleur manuel ou à l’industriel une haute valeur, mais il ne fait pas d’investigation sur ce que c’est que changer la présence ou la structure du monde donné. L’action est évoquée chez Comte comme la contrepartie de la théorie qui, elle, est le travail de l’intellectuel. Le monde social chez Comte est distribué entre les travailleurs manuels, c’est-à-dire les ouvriers, et les travailleurs de l’esprit, c’est-à-dire les intellectuels...



28 février 2009 Michel Cornu
Y a-t-il un avenir pour l'homme ?

Le piège évident d'un tel sujet, présenté sous forme d'interrogation, est de se laisser entraîner à une réponse, que celle-ci d'ailleurs, soit affirmative ou négative. Piège de l'idéologie, piège d'autant plus facile que la réponse prétendra à une justification scientifique. On vous dira: "Pensez donc, notre étude se base sur tel modèle qui a fait ses preuves. Nos statistiques sont établies sur telle exemplification ce qui nous permet d'affirmer qu'à 2% près nos chiffres sont exacts." Il serait facile de démontrer que, la plupart du temps, on peut faire dire autre chose aux conclusions soi-disant définitives. On affirme, par exemple, ou peut-être affirmait-on, que la croissance économique est plus forte aux USA qu'en Europe. Dans l'absolu des pour cent, c'est vrai, mais si l'on met ces chiffres en relation avec la croissance démographique et que l'on compare l'ensemble des données, alors la première conclusion n'est plus valable et l'on obtient de toutes autres valeurs. Quand l'actuel président français charge Jacques Attali d'évaluer la situation française, on peut se demander ce que Jacques, alias Attali, mesure, et qui évaluera l'évaluateur pour situer sa compétence et son objectivité. Jacques Ellul, à mes yeux un des esprits les plus lucides de la deuxième moitié du XXè siècle, affirmait qu'aucune prévision ne s'était avérée juste.



8 février 2009 Bernard Baertschi
Prise d’otages et terrorisme: l’analyse conceptuelle et normative de Joseph Bochenski

Joseph Bochenski a enseigné pendant de longues années à l’Université de Fribourg. Il a pris sa retraite en 1972. Représentant de la philosophie analytique – l’un des tous premiers en Suisse –, il appartient à ce courant que Roger Pouivet a appelé le thomisme analytique. Les études qu’il a publiées dans le domaine de la logique et de l’histoire de la philosophie contemporaine sont bien connues. Celles sur l’éthique et la philosophie politique le sont moins (si l’on excepte ce qu’il a écrit sur l’Union soviétique). On doit toutefois mentionner son livre sur l’autorité, qui propose des distinctions que d’autres réinventeront plus tard. Ce qui par contre est passé presque inaperçu, c’est sa contribution à une brochure parue en 1974 à Genève, intitulée La prise d’otage. Ce n’est pas étonnant, vu le caractère local de cette publication.



8 février 2009 Grégoire Traoré
L’heuristique de la peur et les contresens de la modernité.

Cet article  analyse le concept de l’heuristique de la peur de Hans Jonas, à partir d’une critique de la lecture que Hans Achterhuis fait de ce concept. Que vaut un tel concept ? Ce  concept a-t-il le même contenu sémantique que celui de la peur tout court ? Pourquoi la plupart des philosophes continuent-ils à faire une confusion entre ces  deux  concepts, alors qu’ils n’ont rien de semblable ? Par ailleurs, peut-on ériger la peur en un principe moral ?



Articles 2008

Articles 2007

Articles 2006

Articles de mars 2005 à décembre 2005

Articles de décembre 2004 à février 2005

Articles de septembre à novembre 2004

Articles de juin à août 2004

Articles de mars à mai 2004

Articles de décembre 2003 à février 2004

Articles de septembre à novembre 2003

Articles de juin à août 2003

Articles de mars à mai 2003

Articles de décembre 2002 à février 2003

Articles de septembre à novembre 2002

Articles de juin à août 2002

Articles de mars à mai 2002